Pourquoi j’ai monté à bord la locomotive du Twestival

Le titre de ce billet est une question à laquelle j’ai fréquemment répondu pendant les semaines qui ont précédé la soirée du Twestival. Qu’est-ce que ça donne? Quel est ton intérêt? Doit-on toujours être intéressé pour faire de quoi? Je me suis impliqué dans l’organisation d’un Twestival sans trop y réfléchir. Je l’ai fait par […]

Le titre de ce billet est une question à laquelle j’ai fréquemment répondu pendant les semaines qui ont précédé la soirée du Twestival. Qu’est-ce que ça donne? Quel est ton intérêt? Doit-on toujours être intéressé pour faire de quoi?

Je me suis impliqué dans l’organisation d’un Twestival sans trop y réfléchir. Je l’ai fait par réflexe. C’était pour moi une évidence. Je crois que les professionnels devraient offrir leurs divers talents acquis en affaires à des projets philanthropiques. Ils peuvent contribuer que de l’argent, mais leur réseau de contacts et leurs connaissances peuvent donner un souffle extraordinaire à des projets caritatifs.

Je suis très fier de ma ville et ce qu’elle est devenue ces dernières années. Je crois que Québec est une grande ville. D’après moi, elle devait participer dans cet événement mondial.

Aussi, je suis aussi très enthousiasmé par montée fulgurante des médias sociaux dans nos vies. Je crois que la venue de ces différents outils change le cours des choses. Avec l’organisation successive des TweetUps depuis le printemps, ils ont permis de développer un réseau d’adeptes convaincus de cette technologie. Ces gens se suivent et échangent sur une base quotidienne. C’est un noyau de « power-twitters » dans la région de Québec dans lequel je suis heureux d’en faire parti. On était alors assez nombreux pour faire une différence et organiser cette collecte de fonds nouveau genre.

Nathalie Martin, directrice du Centre Le Grand Chemin à Québec, et Tommy Lorimier, ex-client du Centre.

Nathalie Martin, directrice du Centre Le Grand Chemin à Québec, et Tommy Cormier, aidé par le Centre et sobre depuis 6 ans

La cause de ce premier Twestival à Québec a été sélectionnée par un vote populaire. Je ne connaissais pas le Grand Chemin avant toute cette aventure. Toutefois, j’en ai appris beaucoup. J’ai appris que de jeunes adolescents, voire même des enfants, avaient des problèmes de dépendance aux drogues, à l’alcool et aux jeux pathologiques. À l’âge où je me préoccupais plus d’avoir la dernière figurine « Transformers », un garçon du même âge que moi se gèle avec n’importe quelle substance sous la main.

Lors de la soirée du 10 septembre, Andrée-Anne Pelletier nous a présenté les services du Grand Chemin. Elle nous énumère des statistiques troublantes qui choquent la salle. Elle finit son allocution en nous racontant l’admission d’un jeune la veille du Twestival au centre de Québec. Sachant qu’il rentrait ce jour-là et qu’il devait cesser de boire une fois admis, il en a profité pour boire un 40 onces de fort et une caisse de 24 à lui seul. À ces quantités-là, il était saoul mort selon ses dires. Imaginez le niveau de souffrance qui amène un individu à faire une chose pareille.

Après le discours d’Andrée-Anne, Tommy a pris la parole. Tommy est sobre depuis 6 ans. Il a maintenant 19 ans. Il nous a raconté son expérience très touchante. Son témoignage a été le moment fort de la soirée.

Au lendemain de cette soirée chargée en émotions de toutes sortes, je comprends mieux pourquoi j’ai fait tout ça sans réfléchir. J’ai pris une décision de cœur. Quand on procède ainsi, la prise de décision est rapide. Elles sont rarement mauvaises. Elle est fondée sur notre valeurs personnelles.

Pour terminer, je vais continuer d’épauler cette Fondation dans le futur. Je vais mettre à profit mes talents que j’ai acquis au fils des ans. Ce n’est pas nécessairement la décision la plus stratégique à faire, mais c’est certainement la bonne.

Les traces du Twestival

Un événement web 2.0 se doit de laisser des traces. J’ai cru important de demander à Jeff Frenette, un photographe amateur de talent, de se charger de photographier et d’immortaliser cette soirée très spéciale. Bien évidemment, il a fait ça avec brio et professionnalisme. Je lui suis très reconnaissant.

Aussi, j’ai filmé avec ma caméra vidéo le témoignage de Tommy. Je lui ai demandé la permission de diffuser son partage et il s’est montré très ouvert à ça. Je le remercie d’être venu et je lui souhaite de réussir et de réaliser ses rêves.

Je suis très reconnaissant

Je tiens à remercier en premier mon ami Michel Monette. En plus d’avoir coorganisé tout l’événement, c’est un homme ayant des valeurs altruistes et humanitaires hors de l’ordinaire. Ce fut un honneur d’avoir travaillé conjointement avec lui.

Je veux aussi remercier Pascale Soucy de l’ISIQ et Hélène Noreau. Elles m’ont fait découvrir que derrière leur minuscule avatar Twitter se cachait deux femmes avec des grandes valeurs humaines. Je les remercie pour l’aide qu’ils ont apportée à l’organisation du Twestival. Sans elles, il aurait manqué plusieurs morceaux à notre casse-tête.

Bien évidemment, je suis reconnaissant envers tous les commanditaires en services et argent d’avoir rehaussé la qualité de l’événement. Il suffit de mentionner Molson Coors, Hilton Québec, DuProprio.com, Un Chef à la Maison, L&D Productions et IGA.

Le Twestival est une démonstration de force de rassemblement et de solidarité des internautes sur le réseau Twitter. Il est bien normal de remercier les dizaines de donateurs qui ont permis d’amasser des sommes tout près de notre objectif. Je crois que nous avons réussi à démontrer la générosité des gens de Québec au monde entier.


À propos de Nicolas Roberge

Je suis le président d'Evollia et le père de 2 enfants merveilleux. Ceci est mon refuge numérique où je blogue sur un tas de sujets variés qui me passionnent.

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