Perdons-nous notre temps à viser local?

Excellente réflexion de Loïc Le Meur sur le marché mondial versus le
marché local quand on fait affaire sur internet. Viser local au début
est-ce une perte de temps et un ralentissement à notre croissance
potentielle?

La question mérite de se poser. Quels sont les succès internationaux
provenant du Québec sur internet?

http://www.loiclemeur.com/english/2011/01/why-i-ditched-europe-for-silicon-va…

Comments

  1. cakemail_ceo says:

    Je suis totalement en accord avec Loic. C’est à mon avis une erreur que font beaucoup d’entrepreneurs (surtout francophones) au Québec: ne viser que le marché local. D’autant plus que ce marché local est vraiment petit. Plusieurs auront des succès, mais ces succès resteront au mieux modestes. Est-ce toutefois nécessaire de quitter et s’établir à Silicon Valley pour bâtir une startup globale? Je n’en suis pas convaincu.

  2. Nicolas Roberge says:

    Il est allé à Silicon Valley probablement pour s’entourer de personnes qui n’ont que ce genre de focus. Est-ce plus difficile de trouver ce genre de collaborateurs au Québec?L’exemple de ta compagnie, CakeMail, et celle de Askmen.com me viennent l’esprit. Avez-vous d’autres exemples comme ça?

  3. cakemail_ceo says:

    Il est difficile de trouver des gens avec de l’expérience en startup (à tous les niveaux), mais pas de trouver des gens de qualité. Il y a plusieurs startups à visée internationale au Québec. Pour en nommer que quelques-uns: Xtranormal, Beyond the Rack, Tungle, Librivox, Whatsnexx, Vanilla Forums, Akoha, Shwowp, Praized, DokDok, SocialGrapes, Planbox, Artfox, Acquisio et SmartHippo.

  4. Patrice-Guy Martin says:

    Je ne crois pas qu’il faut généraliser. Peut-être que les VC de la Silicon Valley sont moins frileux, mais je crois que c’est juste une partie de l’équation. Et tous les produits/services ne sont pas nécessairement exportables. Il y a des produits/services de proximité qui demandent d’être près du client, d’autres qui sont globaux par nature pcq universels. Ceci dit, je pense qu’il faut développer local dans une perspective globale. Le local, et ici le local, c’est le Québec en entier (voire le Canada en entier), est un marché intéressant et diversifié, une bonne base pour s’appuyer. Mais il faut voir plus loin, c’est certain, le marché ici est petit; il y a plus d’habitants dans la région métropolitaine de Chicago que dans le Québec tout entier, donc il faut mettre les choses en perspectives. Donc, penser son service/produit pour qu’il puisse se déployer sur une échelle globale («scalable») – par exemple concevoir de manière modulaire pour facilement s’adapter aux langues, monnaies, etc.- mais le solidifier ici pour qu’il soit robuste et de qualité internationale au moment d’attaquer le marché mondial. Un défaut que j’observe souvent des américains est l’approche unilingue anglaise. Je suis bilingue, ce n’est pas la question, mais c’est irritant à l’occasion. Prenons justement l’exemple de Seesmic. De la part de Loïc Le Meur, de France et d’Europe, on aurait pu s’attendre à une certaine sensibilité à cet égard. Mais ni Seesmic Desktop, Seesmic Desktop 2 ou Seesmic Web ne sont disponibles autrement qu’en anglais. L’ancien Twhirl au moins était disponible aussi en français (ce n’était pas parfait, mais quand même). (On pourrait prendre l’exemple de Quora, aussi…)Je crois que pour viser un marché global, il faut comprendre et respecter les différences locales. Et ça, c’est quelque chose qu’on fait mieux ici qu’en Silicon Valley, à mon avis. Ça nous donne un avantage, il faut savoir l’exploiter.

  5. Nicolas Roberge says:

    Je crois qu'il voulait plus dire si on fait un site web, c'est futile d'essayer de viser local en premier lieu et de penser global dans un deuxième temps. On a perd moins de temps à concevoir le site pour un audience mondiale. Étant francophones, on pourrait donc être plus sensibilisés que les Américains à produire un site multilingue dès le départ. Je suis de son avis aussi. L'internet c'est mondial. Par exemple, LesPAC aurait pu concevoir leur site bilingue dès le départ et permettre l'accès à tous les utilisateurs dans le monde. Il aurait peut-être grossit davantage. On sait jamais…

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