Partager en ligne pour mieux s’entourer

Retour sur ma conférence portant sur mes expérimentations personnelles et ma publitude sur le web à la conférence Web à Québec en février 2013.

Nicolas Roberge WAQ 2013 Marcographie

Crédit photo Marc-Antoine Jean

J’ai partagé lors d’une conférence au Web à Québec 2013 mes expérimentations personnelles en ligne depuis 19 ans. Le constat présenté était très simple. Quand on s’ouvre aux autres, les gens qui partagent nos intérêts et valeurs viennent à peupler notre réseau social et du même coup augmenter sa qualité au fil du temps.

Mon parcours public sur le web

J’ai raconté différentes expériences depuis 1994 où j’éditais une revue électronique (eZine) ASCII nommée TraxWeekly qui portait sur la musique électronique (archives). Cette implication publique m’a présenté à une communauté internationale d’individus très créatifs dans les arts numériques (musique et arts visuels). Je me souviens qu’on s’était tous réunis à la conférence North American International Demoparty (NAiD) en 1995. Il reste beaucoup de traces de ce passé sur le web sous mon pseudonyme de l’époque Populus.

J’ai relaté aussi mes années passées sur le chat IRC où j’ai participé à de nombreux Get Together (GT). J’y ai même rencontré mon épouse en 1998 avec qui je partage toujours ma vie.

J’ai mentionné la création de Emissions.ca qui m’a permis de connecter avec des milliers de passionnés et artisans de la télévision. J’ai créé le site Retrouvailles.ca pour retrouver mes anciens amis d’école. Deux projets qui avaient pour but d’unir des personnes en ligne.

Bien entendu, j’ai parlé de mes expériences récentes sur ce qu’on qualifie le Web 2.0 : Facebook, Linkedinn, Twitter et les blogues. J’ai nommé trois billets (ma réaction d’apprendre que j’ai le diabète, mon coming out de non-patineur et la destruction de ma roulotte par ma fille de 2 ans) déterminants qui ont provoqué à eux seuls des réactions et par le fait même des relations nouvelles desquels je chéris d’avoir aujourd’hui.

Un constat étonnant

En rassemblant le contenu pour ma conférence, j’ai fait un constat étonnant que j’ai utilisé internet et le web pour me bâtir au fil des ans un réseau d’amis de très grande qualité qui répond davantage à ma personnalité et mes aspirations. Le partage et la création de contenu public ou la publitude (néologisme de Jeff Jarvis) m’ont permis d’être repéré par des individus qui me ressemblaient. Au fil des ans, mon réseau social s’est perfectionné. Une personne bien entourée est une personne heureuse.

Crédit photo Marc-Antoine Jean

Crédit photo Marc-Antoine Jean

La vie privée dans tout ça?

Une personne qui tient trop à sa vie privée fait le choix de se mettre à l’écart de la vie publique et limite ainsi les occasions de connecter avec des personnes qui pourraient grandement améliorer la qualité de ses amitiés. Je ne dis pas que c’est mal de tenir à sa vie privée ou son jardin secret, mais il faut être conscient qu’on se refuse à d’extraordinaires opportunités pour améliorer la qualité de sa vie sociale. Je garde privés quelques aspects de ma vie pour moi et mes proches.  Il n’y a rien de mal à ça, mais je sais que je ne connecterais pas à d’autres personne en ligne sur ces sujets.

J’indiquais que la plus grande angoisse d’être public est sa propre quête de la perfection et le risque qu’on démasque des éléments gênants de sa vie privée. D’ailleurs les cultures où la perfection est valorisée, telle que celle des Allemands, sont celles les plus menacées par ce nouveau paradigme. C’est cette théorie très plausible est présentée dans l’ouvrage Tout nu sur le web de Jarvis. Je suis imparfait, je l’accepte et je le partage bien malgré moi!

La publitude en affaires

En me lançant en affaires à pieds joints en 2008, j’ai fait le choix de me faire connaître de cette même manière sans trop y réfléchir. C’était naturel et à la fin de la conférence, j’ai partagé des statistiques très parlantes :

  • 41% de mes clients actuels m’ont connu en ligne
  • 25% autres avaient été rencontrés en personne et plus tard ont fraternisé avec moi sur les médias sociaux avant de devenir des clients

Somme toute, ma présence en ligne ou ma publitude a été déterminante pour acquérir le deux tiers de ma clientèle actuelle. Dans un cadre corporatif, une vie ouverte attire des clients très engagés envers vous et ce que vous pouvez leur offrir.

Je reviendrai ultérieurement sur le contenu de cette conférence, car il y a plusieurs éléments intéressants que j’aimerais aborder plus en détail.

Avez-vous des anecdotes où la publication de vos idées, vos opinions ou vos passions vous en mit en relation avec d’autres personnes sur le web? Quelle était la qualité de ces relations? Quelle importance sont-elles devenues pour vous? J’aimerais beaucoup lire sur vos expériences.


À propos de Nicolas Roberge

Je suis le président d'Evollia et le père de 2 enfants merveilleux. Ceci est mon refuge numérique où je blogue sur un tas de sujets variés qui me passionnent.

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