Lecture du livre Médias sociaux 101

J’ai eu l’opportunité de recevoir à l’avance le nouveau livre de Michelle Blanc et de Nadia Seraiocco de la part de leur maison d’édition. On m’a offert d’en faire la lecture et de publier mon avis. Je l’ai fait avec plaisir, car j’ai souvent apprécié la vision du web de Michelle et j’ai toujours de […]

J’ai eu l’opportunité de recevoir à l’avance le nouveau livre de Michelle Blanc et de Nadia Seraiocco de la part de leur maison d’édition. On m’a offert d’en faire la lecture et de publier mon avis. Je l’ai fait avec plaisir, car j’ai souvent apprécié la vision du web de Michelle et j’ai toujours de l’admiration pour sa capacité à vulgariser ce phénomène aux néophytes. Le livre s’intitule « Médias sociaux 101 : le réseau mondial des beaux-frères et des belles-soeurs ». Dès le début, on explique qu’il est principalement un recueil des billets de blogue existants de l’auteure. J’ai vécu quelques déjà vu lors de la lecture, mais il m’a fait réaliser que j’ai tout de même manqué la majorité de ce qu’elle a écrit avec le temps. Mais, le livre est un nouveau public pour l’auteure. Il n’est pas exactement le même que celui du blogue, donc je ne vois pas de problèmes avec ce format.

En parcourant le livre, on vient à baigner dans la vision du web de Michelle Blanc. L’auteure nous fait part de son opinion sur les différentes industries et aspects de notre vie qui ont été grandement affectés depuis l’arrivée du web 2.0. On s’attarde à l’entreprise, la politique, les agences de marketing et le journalisme. J’ai surtout apprécié le chapitre sur l’entreprise, car il est plus proche de ma réalité. Je ne suis qu’un observateur de la politique, le marketing et le journalisme.

Le premier passage qui m’a marqué est celui sur la peur de se faire dérober son savoir et son expertise en bloguant. Malgré que je suis un blogueur d’affaires depuis 2 ans, j’hésite avant de publier un billet ou quelconque contenu que j’ai produit en ligne. J’ai d’ailleurs un blocage avec la publication de présentations PowerPoint que j’ai faites avec le temps. La lecture de ce passage a éclairé ma lanterne et je vais probablement mettre de côté cette crainte. Elle fait la démonstration que les gens vont tout de même faire appel à vous même si vous avez une tonne de contenu publié en ligne. Rien peut battre l’original.

Un autre passage qui a rejoint une de mes préoccupations est l’utilisation de CMS fermés ou propriétaires. L’enfermement propriétaire est un sujet que j’ai traité à quelques reprises sur mon blogue. Elle présente les conséquences avec des faits véçus sur la perte de contrôle de sa marque et de sa présence web lorsqu’on octroie l’hébergement de son site à un fournisseur qui détient tous les secrets. J’espère que ces conseils auront écho.

Elle parle aussi de la crainte des gestionnaires de permettre aux employés l’accès aux réseaux sociaux sur internet pendant les heures de bureau. On peut lire ce passage qui démontre le ridicule d’une telle politique et j’espère que cela va convaincra ceux qui hésitent encore :

Ce qui me paraît le plus étrange, c’est qu’une entreprise dépense plusieurs dizaines de milliers de dollars pour embaucher des employés qu’elle soumet à toute une gamme d’évaluations et que, lorsqu’enfin les employés arrivent dans la compagnie, elle leur signifie qu’on ne leur fait pas suffisamment confiance pour les laisser naviguer de manière responsable durant leurs heures de travail.

Je me suis senti concerné aussi dans le chapitre sur les rapports interpersonnels en ligne. Michelle Blanc parle de sa grande transparence en ligne tout en expliquant qu’elle choisit ce qu’elle publie. Elle contrôle ce que les gens savent sur elle. Elle dit que personne ne vient la photographier à son insu. C’est aussi ce que je fais.

Dans le chapitre sur le journalisme, elle revient sur le malaise qu’ont plusieurs journalistes de la vieille école avec les blogues. Elle cite l’article de Chris Anderson de Wired qui explique en quelques points pourquoi il préfère le blogue au journalisme professionnel. Un article que je ne connaissais pas, mais qui m’a rejoint beaucoup. Elle cite aussi un article du Nieman Report qui donne plusieurs conseils aux médias pour se sauver de la crise.

Dans la conclusion du livre, on fait état des transformations chez General Electric depuis une quinzaine d’années. Le président de l’époque qui levait le nez au départ sur l’internet. Il a toutefois changé son fusil d’épaule après seulement 5 ans. On parle de changements qui se sont opérés entre les années 1994 à 1999. Sachant que plusieurs entreprises ont toujours les mêmes doutes vis à vis le web en 2010, il est nécessaire que des livres de vulgarisation comme celui-ci existent.

Une grande proportion de la population est dépassée par le phénomène du web. Ils ont besoin d’être accompagnés et sensibilisés à ça. Le style de ce livre permet au néophyte de plonger dans cet état d’esprit et aidera sûrement quelques-uns à emboîter le pas.

En ce qui concerne les bémols, je vais un peu dans le sens des observations de Mario Asselin. Le titre laisse envisager que le livre est un manuel pas à pas pour les nuls. Le livre est davantage une invitation à nager dans le monde et la vision de Michelle Blanc. Ce style va sûrement plaire, mais le lecteur risque d’être un peu surpris.

Le retour sur ses accrochages avec Nicolas Langelier et Nathalie Petrowski m’a un peu agacé. Si l’exemple était nécessaire pour expliquer certains phénomènes de résistance au changement, le name dropping n’amène rien au lecteur.

Bref, c’est un bon livre de sensibilisation. Il sert à convaincre les profanes. Je vais sûrement le recommander à ceux qui auraient besoin de moderniser leur perception du web.


À propos de Nicolas Roberge

Je suis le président d'Evollia et le père de 2 enfants merveilleux. Ceci est mon refuge numérique où je blogue sur un tas de sujets variés qui me passionnent.

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