L’argent liquide est-il toujours pertinent?

L’argent papier est toujours très présent au Canada. Il reste populaire malgré plusieurs désavantages et risques. Le dévoilement du nouveau billet de 100 $ en polymère m’a fait réfléchir. Voici une vidéo le présentant : Je constate dans mon travail qu’on a tendance à réinventer nos anciennes solutions aux problèmes plutôt de trouver des solutions […]

L’argent papier est toujours très présent au Canada. Il reste populaire malgré plusieurs désavantages et risques. Le dévoilement du nouveau billet de 100 $ en polymère m’a fait réfléchir. Voici une vidéo le présentant :

Je constate dans mon travail qu’on a tendance à réinventer nos anciennes solutions aux problèmes plutôt de trouver des solutions actualisées à ces mêmes problèmes. On remet peu de choses en question.

Le billet en plastique n’est qu’une légère adaptation du vieux billet de banque en papier. Il est surement plus durable et il sera probablement un peu plus difficile à contrefaire. Mais, il perpétue les pires défauts de l’argent liquide.

Premièrement, il sera tout aussi dangereux de se trimballer avec ce dernier. Vous pouvez vous le faire dérober et risquer une agression violente. Ce risque est autant applicable au commerçant ou à ceux qui font du transport d’argent.

Deuxièmement, l’argent liquide rend possible un marché noir où les criminels peuvent s’échanger des sommes d’argent en toute discrétion sous le radar des transactions bancaires journalisées.

La solution serait le marché monétaire entièrement numérique, mais il est présentement sous le contrôle du privé (Interac, Visa, MasterCard). À la moindre transaction, vous déboursez des frais de service. Ce n’est pas le cas avec l’argent liquide.

Est-ce que le gouvernement canadien a été trop passif en évitant de s’imposer dans les transactions électroniques? Est-il condamné à réinventer les billets monétaires à perpétuité et fermer les yeux sur la réelle solution à long terme?


À propos de Nicolas Roberge

Je suis le président d'Evollia et le père de 2 enfants merveilleux. Ceci est mon refuge numérique où je blogue sur un tas de sujets variés qui me passionnent.

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  • Il y a aussi l’aspect de l’accès universel à l’argent. Une personne qui a un billet de banque n’a pas eu à passer au travers d’un processus d’acceptation, ce qui est le cas avec une banque (carte de débit) ou d’une carte de crédit, car une banque n’a aucune obligation d’accepter tout le monde comme client.

  • Bonnes questions ! La Banque du Canada pourrait en effet offrir des cartes électroniques rechargeables qui remplaceraient à terme tout le liquide actuellement en circulation. C’est sûrement faisable techniquement.

  • Oui c’est vrai sauf que les terminaux utilisés sont loués à des institutions financières privées et elles deviennent ainsi des intermédiaires dans le processus. Aussi, la carte à puce rechargeable peut être volée comme l’argent liquide. On règle les problèmes de sécurité personnelle.

    Il faut réfléchir au besoin qu’on a et aux solutions qui existent aujourd’hui. Il faut cesser d’adapter nos solutions désuètes.

  • Et un autre aspect à ne pas négliger est la sécurité des dit terminaux, où ces derniers sont altérés pour capturer les informations requises (nip et/ou bande mangétique/contenu de la puce) qui est une épidémie aujourd’hui.

  • Pour le coût des terminaux, il faudrait voir si les frais actuels (fabrication et manipulation de l’argent liquide) n’équivaudraient pas à ceux d’une entente entre la Banque du Canada et les institutions financières. Pour le vol, ça fera toujours partie des problèmes et des solutions 😉

  • De plus, (je suis en mode avocat du diable) il y a une autre problématique qu’un tel virage peut apporter. Par exemple, comment une mère peut donner un 5$ à son enfant pour que ce dernier aille chercher une pinte de lait à l’épicerie, sans prêter la carte au complet. Comment les itinérants vont collecter de l’argent?

    Également, pour beaucoup, l’argent papier leur permet de gauger ce qu’il reste comme argent qu’ils peuvent dépenser, car avec la carte, ils ne peuvent être conscient des montants qu’ils transigent vu qu’ils ne manipulent pas les sommes en questions.

    L’argent papier/monnaie a l’avantage d’avoir besoin de rien pour pouvoir transférer d’une personne à une autre contrairement à un mode électronique!

  • Bonne remarques. J’en jasais justement tantôt avec Nicolas 😉 Pas simple mais j’imagine que certains quelque part réfléchissent à l’après monnaie en papier.

  • andros

    Bonjour, soyons logique, Ces gens avec leur terminal dans les restaurant.
    Font plus de profit en frais d`usage, que le restaurent Qui prépare le repas
    Que l’on va nous servir,

    Cela sans avouer a transforme un produit, cuire Apprêter et servir, il non
    Pas a payes la structure Et l’entretient du restaurent, ny les 8 heures de salaire
    De chaque employer,

    Et artificiellement s`approprie des profits plus élever Que celui génère par le repas consommer, et ce a un taux généralement Supérieure, a un prêt usuraire.
    Et certainement usuraire Alor qu’il ne manipule notre argent qu’une fraction
    De seconde. Combien de segonde, entre le moment Ou il avance l’argent et le temps
    Que la banque. Généralement La même institution, mais sous le couvert d’un autre
    Nom.

    Pour un simple repas, ou un saut rapide au dépanneur, on parle ici de taux
    Équivalent à un prêt de un an. Chaque achat, pris Independent, est une année
    Entière de frais en moyenne. Chaque usage est en moyene 360 fois les profits
    Que l’on ferait en intérêt à la banque. Peux importe la façon que l’on calcule.

    Alor évident qu’il n’arrêtera pas de fabriquer de l’argent papier, plastique ou
    Sous quelque forme que ce sois. L’immense profit génère par ce system
    Son la preuve de leur avantage.

    • Vous avez raison et c’est pour cela que je déplore que le gouvernement canadien n’a pas su se moderniser et réglementer s’imposer dans la monnaie virtuelle. Il a laissé ça aux banques et autres institutions financières qui nous facturent à chaque transaction. Ces frais deviennent ainsi une forme de taxe à la consommation si ce mode de paiement devient la norme qui bénéficient quelques grandes entreprises privées.

  • La société impose déjà beaucoup à la population. Être humain ça veut dire avoir des obligations envers la société, dont celle de travailler et de payer des impôts. L’argent, est donc la base de notre société et je crois que de supprimer la monnaie papier pourrait aller contre les droits des personnes de ne pas avoir à payer un accès internet, ou un téléphone portable ou tout autres gadgets qui l’obligerait à accéder aux « réseaux » pour consulter le solde de son compte. Les bohèmes existerons toujours et nous devrons toujours respecter leur choix d’être déconnecté. non?

    • Nicolas Roberge

      C’est un bon point et merci de l’amener. C’est pour cette raison que j’écris à la fin que la monnaie canadienne aurait dû prendre le leadership d’un système de monnaie électronique pour éviter que certaines compagnies privées siphonnent des frais de transaction au moindre échange. Aussi, cette liberté que vous parlez n’existe pas vraiment. Par exemple, le gouvernement impose des restrictions sur l’exportation des billets monétaires en dehors du pays. Ils sont imprimés et ils sont bel et bien liés au système monétaire. Ils sont en circulation libre dans un système qui peut paraître inexistant, mais il est bien en place. Chaque billet a son numéro de série par exemple.

      Il faut se poser la question, si la technologie l’avait permis au départ, aurions-nous des billets papier avec des visages dessus? Posez la question c’est y répondre.


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