Bilan de mon expérience Twitter

D’après le site « When Did You Join Twitter? », j’ai un compte sur ce réseau social depuis le 6 avril 2008. Ça fait environ 2 ans et demi. En écrivant ces lignes, j’ai écrit 26 981 petits messages de 140 caractères. Ça fait en moyenne 27 tweets par jour. On peut arriver facilement à la conclusion […]

D’après le site « When Did You Join Twitter? », j’ai un compte sur ce réseau social depuis le 6 avril 2008. Ça fait environ 2 ans et demi. En écrivant ces lignes, j’ai écrit 26 981 petits messages de 140 caractères. Ça fait en moyenne 27 tweets par jour. On peut arriver facilement à la conclusion que je l’ai utilisé intensément.

Récemment, j’ai rencontré la journaliste Marie-Josée Nantel qui m’avait interviewé pour un article dans le journal Le Soleil en juin dernier sur le marketing sur Twitter à titre de travailleur autonome. L’article mettant en vedette principalement mon amie, l’avocate Catherine Morissette, que j’ai connue grâce à ce réseau. Mme Nantel m’a demandé à combien de followers j’étais rendu. Je lui répondis plus de 4000 sans trop savoir le chiffre exact. Je suis un peu de glace devant ce chiffre. La course aux abonnés ne m’a jamais obsédé. J’ai toutefois toujours été impressionné ou même intimidé par ce chiffre par rapport à sa portée. Je suis conscient que beaucoup peuvent lire ce que j’écris et le rayonnement est important.

Les moments forts

Mon rôle d’organisateur des tweetups à Québec est un accident de parcours. J’étais le tweeteux le plus réseauté à Québec qui avait donc la plus grande facilité à rassembler un maximum de personnes. Ces événements m’ont toujours plu et émerveillé. Le passage du virtuel au réel m’a toujours fasciné. À l’époque, j’avais participé à des « Get Together » (GT) organisés sur les canaux de clavardage IRC.

Les gens rencontrés qui sont devenus des clients, des fournisseurs et aussi des amis sont probablement le point le plus fort de mon expérience. J’ai rencontré des gens extraordinaires sur ce réseau qui ont influencé grandement mon parcours. Le passage au réel s’est fait parfois dans les chambres de commerce, les événements d’associations de l’industrie, les réseaux d’affaires comme SWAFF et Yulbiz et bien évidemment les tweetups. Ils sont nombreux et je leur suis très reconnaissant.

Les désagréments

Twitter est éphémère. Toute l’énergie que vous y mettez n’aura pas d’effet le lendemain. C’est un réseau en temps réel uniquement contrairement à ce que nous avons connu avec le web depuis ses débuts. Un blogue d’un autre côté devient riche grâce à ses archives. Twitter ne valorise pas du tout le contenu historique.

Au début le réseau était peuplé de gens de l’industrie du web. Des gens qui voulaient tester les possibilités du médium. Malhreusement, plusieurs d’entre eux n’y sont plus ou ils sont devenus inactifs. Aujourd’hui, on retrouve des gens de différents horizons. Les vedettes ont envahi le réseau et leur public a suivi. Au début, j’applaudissais l’arrivée de ces derniers sur le réseau. Aujourd’hui, je tente de les éviter le plus possible à moins que j’aie développé une amitié avec eux.

Ce gros « melting pot » de contenu varié qui en résulte est souvent personnel et sans lien avec mes intérêts professionnels ou personnels. C’est rendu très difficile de dénicher du contenu de qualité dans mon fil. Cette problématique ressemble beaucoup à celui qui est abonné au plus gros forfait de télévision. On dirait qu’il n’y a rien de bon à la télévision quand on a trop de chaînes disponibles. J’ai créé des listes Twitter de mes préférés, mais peu de logiciels permettent facilement de suivre par défaut ces listes et ignorer le fil principal.

La vraie solution est de réduire mes abonnements. Par contre, le désabonnement sur Twitter est un sujet très délicat. La plupart des personnes perçoivent ça comme un rejet personnel. De plus, j’aimerais me désabonner de certains qui sont devenus des connaissances personnelles. Un désabonnement risquerait de les froisser et de perdre l’amitié hors internet. J’ai personnellement toujours vu Twitter comme une série de chaînes de contenu spécialisées auxquelles ont s’abonne selon nos intérêts du moment. Par contre, l’étiquette sociale du réseau nous limite beaucoup dans notre liberté de choix.

Au bout de l’expérience

Il manque des fonctionnalités de filtrage ou priorisation de contenu à Twitter. Facebook a pourtant créé un onglet dans son fil de nouvelles qui met en valeur les histoires les plus populaires ou le contenu de ceux avec qui a interagi le plus souvent. Twitter est plus simple, un peu trop simple à mon avis. Sa simplicité est un emmerdement pour l’utilisation que j’en fais. Mes désagréments comme « poweruser » de Twitter me font craindre le pire à ce réseau à moyen terme. Le cycle de développement me paraît très lent chez Twitter. Les nouveautés se font attendre très longtemps. Finira-t-il dans le cimetière 2.0 avec MySpace, Digg et Friendster?

Depuis quelques mois je commence à me tanner. J’y vais tous les jours par habitude, mais le plaisir y est moins. Je ressens que je suis allé au bout de l’expérience. C’est d’ailleurs ce que j’ai dit à Mme Nantel quand je lui ai parlé brièvement. Un article publié hier sur TechCrunch semble confirmer ressentiment. Ils démontrent que la croissance de Twitter plafonne. Je préfère consacrer plus d’énergie à mes propres plateformes comme mes blogues personnel et professionnel. 

(crédit photo Maxwell GS)

 


À propos de Nicolas Roberge

Je suis le président d'Evollia et le père de 2 enfants merveilleux. Ceci est mon refuge numérique où je blogue sur un tas de sujets variés qui me passionnent.

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